5 mois depuis le retour !



J’ai eu du mal à commencer cet article, à vous écrire. Ce n'est pas vraiment évident de clôturer cette année et j’ai donc mis 5 mois à écrire ces quelques lignes. Faire le bilan c'est poser un point à la fin de toutes ces jolies phrases. Je repoussais ce moment le plus possible, comme si le site internet n'existait plus, comme si j’avais tout mis de côté. Je n’avais pas envie de regarder derrière mon épaule, j’avais trop besoin de regarder droit devant. J’ai simplement appuyé sur le bouton pause. Si on m’avait dit que je mettrais autant de temps à vous écrire, je ne vous aurais pas cru.


Notre retour fût assez étrange. Le Chikungunya, attrapé fin novembre au Nicaragua, ne nous a pas lâché. On le pensait inoffensif, il a été redoutable. Au point de passer le dernier contrôle de sécurité de l’aéroport de New York dans un fauteuil roulant. Oui, Oui.

Nos douleurs articulaires ont désormais presque disparu, mais sont toujours présentes pour nous rappeler ce que l’on a vécu pendant 5 mois. C’est une maladie qui se tapisse tout doucement dans ton corps et t’épuise par KO, une maladie qui grignote petit à petit ton semblant de moral.



On est donc arrivés à Paris sur les rotules, fatigués et tout recroquevillés. J'avais rêvé de ce moment, je me l'étais passé dans ma tête des milliers et des milliers de fois, imaginé chaque détail, imaginé chaque accolade, à chaque personne, senti chaque parfum. Surtout certains.

Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point le retour devient l'objectif de chaque jour à partir du moment où tu prends l'avion, seule, les yeux gonflés. Un tour du monde pour revenir chez soi, dans l'autre sens, de l'autre côté.