On a traversé les Etats-Unis.


Après plus de 101h de conduite, 7859 kms très précisément, 12 jours de route, nous avons enfin rejoint la Californie, l’océan Pacifique et notre destination finale : San Francisco. On peut donc désormais se vanter haut et fort d’avoir traversé les Etats Unis, de Miami à San Francisco.


Notre route depuis Miami ne fût pas vraiment rectiligne comme vous pourrez en juger sur la carte ci-dessous : nous avons finalement déserté assez vite le sud du pays, préférant rejoindre le centre des Etats-Unis, nous offrant de belles pépites cachées telles que la ville de Memphis ou l’Etat de l’Arkansas que nous avons adoré.

Les premiers jours du voyage furent assez sportifs : comme vous vous en souvenez sûrement, nous avons le Chikungunya. Au regard de notre état à ce moment là, nous ne regrettons absolument pas d’avoir décidé d’annuler le stop. Le stop demande une énergie certaine pour paraître enjoués, heureux et respectables devant les gens que l’on aborde. Cette énergie nous manquait complètement le jour du départ. Je me revois encore entrer péniblement dans la voiture (quelle idée de faire des voitures berlines basses). Heureusement Benoit était beaucoup plus en forme que moi, plus à même de conduire une voiture. En deux jours nous avons traversé la Floride, un état immense et très peuplé. A part les Everglades et ses routes remplies d’alligators, il a été assez rare d’apercevoir la nature tant les habitations sont omniprésentes. Nous faisons des stops assez agréables sur la côte Ouest pour observer les dauphins et autres lamantins. Je me fonds alors totalement dans la population locale très dynamique : mes articulations sont très douloureuses et je marche très péniblement, recroquevillée, petit à petit, une petite couverture sur les épaules. « Florida, the land of the newly wed and the nearly dead » Aha, merci Sandrine pour cette citation plus que parfaite. On quitte la Floride du nord un peu déçus par ses maigres paysages mais un ours traverse notre route : un ours en Floride, qui l’eût cru ?


Nous enchaînons ensuite par la découverte de la Nouvelle Orléans. On savait déjà que cela allait nous plaire. Entre le jazz, le blues, le quartier français, les grandes maisons coloniales et les visites d’anciennes plantations, je ne vois pas comment on aurait pu ne pas aimer. Les jours suivants furent plus surprenants : Memphis fut un de nos plus gros coup de cœur. Sur la route de Memphis (ooooh sur la route deeee Memphis), on commence enfin le road trip, le vrai. Celui qui nous fait manger de l’asphalte, en suivant cette longue ligne jaune à perte de vue au milieu des sapins qui c