Coucou le Nicaragua !


Coucou le Nicaragua, notre avant-dernière étape !

A peine quelques kilomètres de bus nous ont suffi pour constater la différence assez hallucinante avec le Costa Rica. Fini la jungle, bonjour la campagne. Après seulement quelques jours, l’aperçu que nous a offert ce nouveaux pays nous enchante ! Ses villes coloniales sont absolument magnifiques, on y retrouve une effervescence digne des marchés asiatiques et surtout (et cela me ravit) des gens qui aiment qu’on les prennent en photos ! AHHHHH enfin ! C’est vrai que depuis notre traversée de l’Amérique du Sud à l’Amérique centrale, les locaux n’aiment pas trop les photos. Alors, bien sûr j’use de différents stratagèmes pour les prendre en photo (comme pour le reportage sur Valparaiso) mais cela me prive d’une grande partie de ce que j’aime : partager le moment. J’adore pouvoir montrer instantanément mon cliché à un enfant ou à une veille dame, qui va sourire de fierté et me remercier pour le cadeau (alors qu’en fait, c’est elle qui me fait un cadeau). Enfin , bref , tout cela pour dire qu’au Nicaragua on me sollicite dans la rue pour que je prenne des photos et rien que pour cela , j’ai envie de dire : j’adore ce pays !


Un pays ravagé par la guerre

Contrairement à son voisin le Costa Rica, le Nicaragua est un pays méconnu par les touristes alors que c’est un des pays les plus sûrs et les plus beaux d’Amérique Centrale. Sa réputation de pays ruiné, à feux et à sang, à cause d’une foudroyante guerre civile en est pour quelque chose.

L’histoire assez horrible du Nicaragua est tout ce qui est de plus classique politiquement : ancienne colonie espagnole, le pays devient indépendant assez tôt. Les Etats-Unis commencent à fourrer leur nez dans les affaires politiques car ils sont intéressés par la création d’un canal qui relierait l’océan pacifique et l’Atlantique (cela me dit quelque chose..). S’en suivent moultes années de révoltes civiles contre le pouvoir qui oscille entre dictature et communisme, pouvoir soutenu militairement et financièrement par les USA , et qui , forcément , punit avec très grande sévérité toutes les tentatives d’opposition. Une fois l’opposition au pouvoir, la mayonnaise monte, et rebelote, cela ne tient toujours pas et s’en suivent de nouvelles guerres civiles entre toutes ses partis politiques. Une histoire sans fin qui a duré pendant presque 100 ans.La période la plus sanglante reste celle de la guerre froide, pendant laquelle les contrats et les sandinistes, chacuns soutenus respectivement par les USA et l’URSS, s’affrontent très violemment provoquant des centaines de milliers de morts.


Aujourd’hui, le pays est stable politiquement puisque c’est une république, mais le président n’est rien d’autre qu’un ancien révolutionnaire marxiste soutenu par Fidel Castro… Le Nicaragua est un pays pauvre, très pauvre même puisqu’il est l’avant dernier des pays les plus pauvres d’Amérique (juste avant Haïti..). Cela a été une surprise de l’apprendre car on aurait plutôt misé sur le Honduras ou le Venezuela. Cette situation est avant tout expliquée par une extrême pauvreté rurale : à la campagne 75% de la population n’a pas accès à l’eau potable, 60% d’entre eux vivent sous le seuil de l’extrême pauvreté. Bien sûr que cette histoire sanglante n’a pas aidé le pays à se développer mais la nature ne l’a pas aidé. Le Nicaragua est très souvent en proie à de violents tremblements de terre et d’ouragans.

Notre mission

Ce mois ci on va découvrir un nouveau pan du social business que l’on ne connaît pas encore : le micro-crédit ! On aura l’occasion de vous expliquer un peu plus en détails ce qu’est le microcrédit et son histoire passionnante, mais en gros , il faut comprendre que l’objectif du micro-crédit est de pouvoir donner accès à des services financiers aux personnes très pauvres . Pouvoir leur attribuer un tout petit prêt à moindre coût est souvent le meilleur moyen de les aider à sortir de la pauvreté, on vous racontera pourquoi !


Pendant ce mois on va travailler pour une sorte de « coopérative » du micro-crédit américaine qui s’appelle ENVEST MICRO FINANCE. ENVEST joue le rôle d’intermédiaire entre des dizaines de structure de micro-crédit à travers le monde et le marché financier américain. Pour faire simple : ENVEST trouve les fonds dont les structures de micro-crédit ont besoin pour prêter de l’argent aux pauvres directement dans les pays. Ce n’est pas si évident que cela , car prêter aux pauvres ce n’est pas aussi rentable que les transactions dites « classiques » et c’est risqué car il n’y a pas de garants . Il est donc difficile de réunir des montants aussi importants que sur le marché financier traditionnel.

On va travailler pour une de ces petites structures de micro-crédit au Nicaragua : Elle s’appelle PANA PANA ce qui signifie « aide mutuelle » en Miskitu, la langue indigène locale. Car effectivement on ne va pas être n’importe où mais dans la région la plus reculée du pays et donc la plus pauvre. Cette région (la RAAN) est une région semi autonome peuplée majoritairement par différents groupes ethniques, lourdement affectés par la guerre civile. La majorité des emprunteurs de PANA PANA sont des indigènes. Pour les aider dans leurs missions, on va créer des supports marketing qui aideront ENVEST à aller chercher encore plus d’investisseurs pour PANA PANA : On leur a notamment proposé de réaliser une vidéo promotionnelle qui permettra directement de rencontrer les indigènes et mieux comprendre pourquoi leur prêter 100$ peut changer leur vie. C’est un sacré défi car oui j’aime bien monter des vidéos mais le faire de façon professionnelle c’est une autre histoire. Cela promet d’être passionnant car on va devoir passer beaucoup de temps avec les locaux, les suivre dans leurs journées pour mieux comprendre l’impact du micro-crédit sur leur quotidien.


On vous en dis plus très vite,


Vive la vie !

#Nicaragua

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Un tour du monde avec du sens !