Bilan Costa Rica : Un mois de Pura Vida !


Ah le Costa Rica, quelle belle surprise, la plus belle surprise de l’année pour le moment !

Après la douce folie de Rio, vous aviez bien compris qu’on était un peu sur les rotules.

On avait besoin de nature, de calme, de bien manger et de ne plus entendre parler de caipirinhas ni de favelas (Bon pour ce qui est de bien manger, il va falloir attendre Janvier pour remédier à ce mal).


Ce mois ci fut un mois de vie de nomade : Notre projet ne nécessitant pas d’être à un endroit spécifique pour travailler, on s’était fixé de découvrir 4 endroits. 1 lieu par semaine. C’est un bon compromis pour se poser, travailler et découvrir un peu le Costa Rica.


C’était un mois un peu particulier car pour la première fois cette année on allait travailler pour nous ! On a vécu pendant 4 semaines ce qui se passe quand tu décides de monter ta boite. Tu es là, tout seul, à réfléchir à 1000 idées et à essayer de démêler le bien du nul. C’est difficile de vous parler de tout cela car on ne peut pas vraiment vous décrire le projet, il faut que cela reste un peu confidentiel. C’est une idée que benoit a eu il y a plusieurs mois, quelque chose pour faciliter les transactions immobilières entre particuliers.Comme on parlait très souvent de cette idée, cela a été super de pouvoir consacrer de notre temps à tirer le fil pour voir si elle en avait dans le ventre. Cela ne veut pas dire que l’on va tout plaquer pour créer notre boite mais pourquoi pas tester des petites choses pour voir s’il y a du potentiel, en commençant petit.Notre travail a donc consisté à plusieurs étapes : on a d’abord beaucoup discuté de l’idée initiale pour démêler les différentes choses qui se superposaient. Puis on a réalisé une grosse étude de marché pour voir ce qui se faisait déjà. C’est la partie qui nous a demandé le plus de temps car c’est important de bien connaître le marché de référence pour créer une vraie valeur ajoutée. On a passé aussi énormément de temps à découvrir toutes les nouvelles start-up qui se lancent dans l’immobilier dans le monde entier. C’est un bon indicateur de tendances. On a aussi eu pas mal le nez dans les statistiques pour cadrer le potentiel du marché. Outre l’intérêt pour notre projet, cela a été une partie très intéressante pour Benoit de découvrir plus en profondeur tout cela, étant donné que c’est son métier.

C’est alors qu’on a posé les bases du concept : quel serait notre produit, quel serait son avantage concurrentiel pour quels besoins consommateurs.

On a réalisé une petite étude rapide auprès de nos proches pour avoir plus de détails sur les motivations d’un acheteur ou d’un vendeur. Ce n’était pas très quantitatif, car nous avons eu simplement 35 réponses, mais c’était assez pour nous conforter dans notre idée et trouver des nouvelles solutions. On a donc remodifié le produit en fonction.

L’étape d’après était la plus difficile : Quel business model pour quels investissements ?On finit ce mois avec un projet plutôt bien cadré, cohérent et prometteur. Il nous reste pas mal de questions en suspends qui nécessitent d’être accompagnés par des pros pour y répondre. Mais surtout, il faudrait tester notre idée à petite échelle pour la confronter avec la réalité. Qui sait, vous en entendrez peut être parler l’année prochaine ?


Au final ce mois ci, ce n’était pas vraiment 1 mois 1 pays 1 projet mais plutôt 1 mois 1 pays 4 projets : Entre notre projet immobilier, apprendre le surf (j’en parle ICI), participer à des MOOCs (j’en parle ICI) et le stage de survie (j’en parle ICI), on a été HYPERACTIFS ! C’est l’avantage de se sentir libre de travailler quand tu veux, tu te crées ton emploi du temps et je dois avouer que c’était agréable. Le Costa Rica était le pays parfait pour faire ce projet, il nous a offert des plages absolument magnifiques ou apprendre le surf tout en profitant d’auberges confortables (mais un peu cher) pour travailler. Lors de notre première semaine on était sur la péninsule de Nicoya sur la cote pacifique du pays. On est resté une semaine sur la plage de Santa Teresa. Nous n’avions jamais vu une aussi belle plage. Incroyable ! Imaginez un banc de sable presque à perte de vue, bordé par la jungle si dense que le contraste avec le bleu du ciel semble sorti tout droit d’un filtre Instagram. La plage était déserte et on se surprenait souvent pendant le surf à pousser des petits cris d’exaltations dans ce décor de paradis. Je ne vous parle même pas de la température de l’eau, la plus chaude que l’on connaisse. A la fin du mois, on était sur la cote caraïbe du pays. L’ambiance était assez différente puisque la côte a été envahie par les jamaïcains. Au programme : culture créole et chansons de bob Marley toute la journée ( could you be loveeeeeed).


Le Costa Rica nous a ravi pour sa Pura Vida . On pensait trouver un pays centre de vacances pour américains, on a découvert un vrai mode de vie au cœur de la nature , sans soucis et relax auprès de gens adorables. Cela nous a ressourcé. Notre immersion dans la jungle et notre nuit dans notre cabane restera surement un moment fort de cette année.


Comment on voit la vie maintenant ? Comme ce gros cliché de film US , une vie en jeep décapotable, surf sur le toit , cheveux blonds dans le vent, en écoutant Somewhere over the rainbow, tout en traversant une jungle paradisiaque en bord d’océan. Mais…sans eau ni nourriture , parce qu’il faut bien mettre en pratique ce que l’on a appris en survie !

Les trucs cools

Le surf, le surf ,le surf ,le surf, le surf, le surf, le surf, le surf ,le surf, le surf ,le surf, le surf. (..) Qu’est ce qui peut être plus cool que de surfer tous les matins avant de travailler ?

Travailler dans un hamac c’était cool ( Costa Rica = paradis du hamac) . Manger les meilleurs ananas du monde ( 1er producteur mondial) ce n’était pas si mal non plus.

Découvrir des animaux moins sexy que le lion et l’éléphant c’était cool ( vive le paresseux !). Explorer la jungle la plus dense que l’on connaisse c’était impressionnant, du vert , du vert, du vert, encore du vert à perte de vue. Nous dépasser encore et encore pour ne plus jamais avoir peur de rien, en survivant dans la jungle pendant 5 jours, c’était incroyable. Vous connaissez ce sentiment immense de liberté lorsque vous découvrez que tout est possible dans la vie ? On nage sur ce petit nuage.


Les trucs nuls

Me gratter en ce moment même ces petits boutons non identifiés sur tous les corps suite à la jungle c’est pas tip top ( je ne parle même pas des tiques aux endroits improbables que l’on a trouvé). Les petits coups de dépression que l’on a eu ce mois-ci ce n’était pas malin, ce n’est pas si facile tous les jours de ne pas avoir de cadre pour travailler : on perdait parfois le sens dans notre travail d’autant plus que ce projet est juste une idée non une réalisation concrète. On pouvait alors avoir très facilement le sentiment de faire quelque chose de pas très utile. Etre beaucoup sur nos ordinateurs ce n’était génial non plus, d’autant plus avec la nature incroyable qui nous appelait dehors.


Une anecdote

Il y a une chose que je n’ai pas raconté sur notre stage de survie et qui dois vous bruler les lèvres : Est ce que j’ai finalement réussi à faire du feu ou non ?

Eh bennnnnnn……… la réponse est ni oui ni non. Figurez vous donc après plus de 5h d’essais ( vs moins de 1 minute pour Benoit) le premier jour , nous avons décidé de manière commune que ce n’était pas mon jour, qu’on retenterait l’expérience plus tard ( en gros : on était à bout). Le surlendemain nous avons donc ressayé : A ce moment là, je suis psychologiquement angoissée de passer une nouvelle fois 5h accroupie à tirer cette ficelle . J’ai des courbatures dans tout le dos et les cuisses, mon corps dit NON AU FEU ! L’expérience redémarre plutôt bien car dès le premier coup j’arrive à bien tenir la ficelle à une vitesse suffisante pour créer de la fumée sur le bois. Mais en faite non , le bois fume mais ne crée pas de poussières noires qui permet de créer une braise. Je continue alors encore et encore et encore et encore. Finalement, après 1h d’essai, je réussie ENFIN à faire fumer le bois tout en créant une petite braise. Techniquement j’ai donc réussi à faire du feu. Sauf que le destin en a voulu autrement car j’étais tellement heureuse d’avoir enfin réussi que j’ai soufflé beaucoup trop fort sur cette pauvre petite braise toute fragile . Il faut imaginer mon état , cela fait plus de 6h que j’essaye , plus d’une centaine de fois , mon corps est épuisé , Benoit et le guide sont à bout de nerfs et à deux doigts de m’arracher l’arc des mains : Je suis donc complètement surexcitée , je me dis dans ma tête ENFIN ON VA POUVOIR PASSER A AUTRE CHOSE. J’ai tellement soufflé sur la braise qu’elle s’est éteinte et je n’ai pas pu créer une belle flamme avec la paille. C’était un moment horrible, comme si tu donnais un cadeau d’anniversaire à un enfant , que tu le voyais sourire trop heureux et que tu lui arrachais des mains en lui disant « Finalement non je le reprends ».


Les défis du mois

Ce mois ci, on a encore souhaité beaucoup d’anniversaires , on a mangé des chicharonnes ( du gras de porc grillé , oui seulement du gras, mais c’était bon) , bu du guaro ( le rhum local) , on a dit Bonjour dans toutes les langues des pays visités ( et dans le bon ordre) (la vidéo est ICI) et j’ai surtout fait un immense show sur la plage en chantant avec passion une chanson de Céline Dion pour l’anniversaire de Claire ( peut être qu’un jour vous aurez aussi le droit de voir la vidéo).


Un grand MERCI à Soaz et les parmeggiani (encore !), Marine, Clairouch, Marie, Anne, Thomas, Claire, Justine et Laetitia !


Le mot de la fin

I wanna love you, every day and every night

We'll be together, with a roof right over our heads

We'll share the shelter, of my jungle bed !

https://www.youtube.com/watch?v=CHekNnySAfM


Pura vida !

#CostaRica #bilan

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