Man vs Wild : on a «survécu» dans la jungle !


Cette semaine dans la jungle fut une chouette expérience. Un stage de survie au Costa Rica c’était un peu vivre dans la vraie vie un mélange de Lost, Jurassic Parc, Avatar, Seul au Monde et Into the wild.


5 jours de pieds mouillés

Le premier jour on en a un peu bavé : il faut rejoindre le fin fond de la jungle qui nous servira de camp de base. Accompagnés de Albert, oui Albert (il se nomme Albeeeeert , Albeeeert , Albert le 5ème mousquetaire) notre guide Mc Gyver et de Edwin, le propriétaire de la jungle , on attaque le trajet par 2h de cheval dans la boue, puis on enchaine une « rando » de 5h dans la jungle. Ce n’est pas vraiment une promenade de santé puisqu’à cause des fortes pluies de la veille, on marche dans 30cm à un demi mètre de boue pendant tout le chemin. Au début on faisait un peu nos fragiles à essayer de ne pas trop nous salir. Après 1H , on ressemblait déjà à des hommes préhistoriques. Entre l’humidité, la boue, la forte chaleur et les rivières à traverser , on est trempés ! Sachant qu’on n’allait pas pouvoir se laver correctement de la semaine et qu’on avait qu’un seul pantalon pour la journée (l’autre était pour dormir) , le tableau était donc posé : On est en stage de survie , on s’en fout d’être propre et de sentir le gros sanglier. Pendant tout le trek, Albert nous inculque les notions de base et on commence déjà à repérer les choses intéressantes dans notre environnement pour se nourrir, s’orienter et boire.

On arrive dans l’après midi à notre camp de base : de la taule posée sur des piliers de bois. C’est rudimentaire mais mieux que ce que l’on pensait, on pourra au moins se protéger de la pluie et avoir un feu pour cuisiner. Notre première nuit est salvatrice : on est au fin fond de la jungle, à plus de 7h de marche de la vie humaine, les arbres denses se superposent à perte de vue en dessous des nuages, personne ne peut venir ici , c’est une propriété privée . On est seuls au monde. On s’endort dans nos hamacs (tellement cool de dormir dans un hamac même si cela donne un peu l’impression d’être enfermé vivant dans un sarcophage) en écoutant la pluie et les cris des animaux. C’est fou le chant des insectes, une vraie boite de nuit.