Somos Valparaiso !


Et voilà, après plusieurs semaines passées ici, le résultat de mon travail du mois. On peut se dire « tout ça pour ça » et peut être que vous n’allez pas aimer cette série de photos .J’avoue que c’est très particulier, mais je suis contente d’avoir appris une nouvelle technique (la double exposure, j’en parle ICI) et être sortie de ma zone de confort.


SOMOS VALPARAISO

Valparaiso c’est un port immense qui vit au cœur de la ville, c’est la deuxième plus grande agglomération du Chili, c’est presque la capitale mondiale du Graf et du tag, à minima celle de l’Amérique du sud .Valparaiso ce sont des maisons anglaises colorées à flanc de montagne dominant une baie impressionnante, un paradis bohème.


Ce que j’ai vu à Valparaiso c’est beaucoup de couleurs mais aussi beaucoup de gris, de déchets, de regards tristes, de pauvreté, de chômage. J’ai vu des maisons en tôle, certes très colorées, mais qu’on a peur d’appeler bidonville, parce qu’au final c’est bien ce qu’elles sont. Valparaiso, on la visite pour son ambiance arty branchouille dans les cerros (collines) à touristes. On peut rapidement sentir que c’est une ville qui a une âme, quelque chose de dur et de triste, et qu’il faudrait des mois pour vraiment la comprendre. L’image d’un Valparaiso paradis touristique où il fait bon vivre ne coïncide pas tout à fait avec la réalité. La ville n’a pas vraiment épousé, comme sa voisine Santiago, le « miracle économique » qui transcende le pays depuis maintenant 15 ans.


C’est en 1925 que tout a basculé, avec l’ouverture du canal de Panama. Avant sa création, TOUS les bateaux passaient par le Détroit de Magellan. Valparaiso était alors le premier port, un port mythique et riche, d’où circulaient toutes les richesses du pays.

Avec la création du canal, la « perle du pacifique » est devenue pauvre et abandonnée.


Il n’y a pas une seule journée, pas une seule, où je ne me suis pas faite interpeller dans la rue, pour me dire qu’il ne fallait pas que je me balade seule et encore moins avec un appareil photo. C’est bien la compassion que je retiens, et non pas cette peur omniprésente de la délinquance.


«Valparaíso, sur ta poitrine australe sont tatoués la lutte, l'espérance, la solidarité et la joie. Comme des ancres qui résistent aux vagues de la terre», écrivait Neruda.


Valparaíso ce sont des artistes mais aussi beaucoup de marins, d’ouvriers, d’artisans, de mendiants et de jeunes qui trainent dans la rue.


Venez les rencontrer, ils sont Valparaiso.

#Chili

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