La photo, ses joies , ses peines.


Ce mois-ci, je fais de la photo. Enfin, j’essaye. C’est prétentieux de dire « je fais de la photo » étant donné que je suis amatrice. Je ne prétends pas être une photographe je vais juste vous parler de mon apprentissage de la photo.

J’avais envie de vous parler de la photo depuis longtemps, de ses bonheurs et de ses difficultés, parce que pour moi c’est un projet tout aussi intéressant que d’être volontaire dans une ONG ou de découvrir de nouvelles manières de construire l’économie. Parce que tout à coup on se parle d’abstrait et de créativité.


Un nouveau regard sur le monde

Malgré mon intérêt étant adolescente , je n’ai vraiment découvert la photo qu’à partir de l’achat de mon premier réflex, pour mon semestre d’échange en Inde.

L’Inde a le pouvoir de te servir sur un plateau d’argent des scènes plus jolies et esthétiques les unes que les autres . C’était un cadre idéal pour commencer à m’intéresser à cet art.

De fil en aiguille, j’ai commencé à mitrailler. Tout et tout le temps. Je ne savais pas vraiment comment faire , alors comme 80% des gens qui ont un reflex, je l’utilisais en mode automatique. Mon appareil est devenu mon troisième œil , car il me permettait de voir ce que je ne pouvais pas voir sans lui. Beaucoup de gens pensent que de prendre des photos t’empêche de vraiment profiter d’un moment.

Pour moi c’est devenu l’inverse, mon appareil a canalisé mes qualités d’observations. C’est comme ci , tout à coup , je découvrais une vérité sur moi même .

Je savais toujours quand une amie avait un nouveau t-shirt ou des nouvelles chaussures. J’aimais observer les mimiques sur un visage , révélateur d’une émotion qui essaye de se cacher . J’aimais dire que j’avais compris quand quelqu’un était triste alors que personne ne l’avait remarqué. Je suis observatrice et je ne le savais pas. La photo me l’a révélé.

Grâce à mon appareil, c’est comme si je détenais le pouvoir de mettre le monde dans un cadre . J’aime cette idée de raconter une histoire mais qu’avec un petit bout de toutes les possibilités qu’offre une vision à 180 degré de l’œil humain. Mon appareil c’est aussi une protection contre le monde . Il est contre moi . Entre moi et le reste. Je me rend très souvent compte que j’ai l’impression de ne plus exister quand je suis derrière lui. Je n’aime pas qu’on me parle quand je prends une photo. Je préfère être discrète , comme si je n’étais pas la . Je suis juste un petit oiseau qui observe ce qui se passe.

La photo c’est un catalyseur du monde qui nous entoure. Rien que pour cel