Hola le Chili !


Nos premiers pas dans ce pays qui me fait rêver, sont à la hauteur de mes espoirs.

On est arrivé au Chili par le nord, via la Bolivie, et donc via le désert d’Atacama. Le désert le plus aride du monde. Le passage de la frontière fût une sacré histoire : 4h enfermés dans un bus, sans eau, sans nourriture, sans toilettes. Ma vessie a tant souffert que j’ai dû demander au chauffeur de pouvoir sortir faire pipi derrière le bus. Qu’il pourrait me surveiller en voyant mes jambes depuis le devant. Les Chiliens ont entièrement fouillé le bu. Ils n’aiment pas les Boliviens. La moindre veste laissée dans le bus était suspecte et pouvait nous faire rester des heures de plus. Ce même bus est d’ailleurs resté bloqué une journée entière au poste frontière, une semaine avant notre passage. Cette frontière est absolument mystique. On est au milieu du désert, dans l’Altiplano, la plus haute région habitée au monde après le plateau du Tibet. Elle s'étend sur près de 1 500 kilomètres de long, sur trois pays. On est à plus de 4000m d’altitude, le soleil tape, et il y a cette poignée de maisons de taules, au milieu de rien, qu’ils appellent frontière. En toile de fond, le volcan Licancabur (5916m) et ses lagunes voisines envoutantes. Je l’ai observé longtemps celui-là. Il nous aura fallu 11h pour faire 200km. 200km qu’on aurait pu avaler en 3h sur cette si bonne route.

Dès les premiers pas, la richesse du Chili nous saute aux yeux. Adieu poussière et vêtements traditionnels. Bonjour voitures européennes, 4x4, et routes d’asphalte. Le désert d’Atacama nous ouvre ses portes, à nous et notre voiture de location. On s’en met plein les mirettes dans cette carte postale ambiance création du monde.


Une romance entre le ciel et la terre : des volcans en veux-tu en voilà, des vallées ressemblant trait pour trait à la lune (c’est pas moi qui le dis !) , des geysers, des dunes de sable, des salars (déserts de sel), des lagunes à 5000m berçant toujours plus de volcans.

Puis, la Panaméricaine nous déroule son ruban d’asphalte, entre océan et désert, pour rejoindre doucement Valparaiso, au centre du pays.