Bilan Pérou


Notre premier mois ensemble viens de s’achever. On a adoré le Pérou.

Notre mission à Lima a été intense et on a clôturé ce joli mois par un petit voyage dans le sud du pays avec ma sœur et un notre ami Slava qui nous ont rejoint pour l'occasion. Voilà toute l’explication à notre GRAND retard sur le blog. Désolée. Mea culpa. Mais parfois on a moins envie d’écrire et on se laisse porter par le temps qui passe.


On était venu au Pérou pour effectuer une mission de conseil pour un entrepreneur local. Finalement, Carlos nous a contactés, il est péruvien mais parle français et son entreprise est un social business. Parfait.


On a découvert le monde merveilleux du tourisme responsable, le Green marketing et bashing. On a découvert le monde des agences de voyages, du logement chez l'habitant et du tourisme. Quelle industrie .Ce mois nous as fait beaucoup réfléchir sur notre manière de voyager mais aussi nous as encore incité à entreprendre. Il y a tellement de choses à faire ! Plus le temps passe plus on/je suis persuadée qu’il est facile de s’engager.Pendant ce mois, on a appris à travailler ensemble. C'était rigolo et difficile. Mais on s'en est plutôt bien sorti. A la fin de cette mission de conseil, pour un projet qui n'est encore une fois pas le nôtre, on a également décidé de travailler sur nos idées. On envisage de changer notre mission au Costa Rica en octobre. On avait initialement prévu de travailler pour une agence d’éco-tourisme. J'ai personnellement déjà l'impression d'avoir fait le tour des missions touristiques (après le Cambodge, Hong Kong et maintenant le Pérou). Pourquoi ne pas creuser un peu plus les nombreuses très bonnes idées de Benoit ? Pourquoi ne pas réfléchir aux défis sociaux que j'aimerais analyser ? On en reparlera.


Concrètement, on a conclu que la principale priorité pour Carlos était de remettre à plat la structure et l’offre de son entreprise « Casas del Perù ».A la base, il voulait remettre l'habitant au cœur du tourisme au Pérou via la création d'un réseau de logements dans les maisons péruviennes. De fil en aiguille, puisque cela n'était pas rentable, il a créé une agence de voyage qu'il a déclaré responsable. C'était ce qui lui tenait à cœur, s'engager pour un tourisme responsable au Pérou (et notamment un tourisme participatif). C'était plutôt malin car cela lui permettrait de commercialiser, via des circuits, ses séjours chez l’habitant.

Le problème c'est qu'il s'est retrouvé, avec son équipe, dépassé par cette mission d'agence de voyage. Ce n'est pas si facile que cela de créer une agence locale quand ce n'est pas ton métier de base et que la concurrence est très forte (surtout auprès des français). D'autant plus si tu décides d'être responsable. Les circuits que propose Peru Durable Travels (l’agence de voyage) sont donc en dessous de la vision de Carlos et très peu rentables.

On s'est rendu compte, au fur et à mesure des jours, que ce qui était important pour Carlos, ce n'était pas de proposer des circuits " l'essentiel du Pérou en 10 jours”. Ce qui est important pour Carlos, c'est que les péruviens, et notamment les familles rurales, bénéficient de l'essor touristique. C'est de faire connaître au monde entier les trésors de son pays, de façon simple et authentique, sans mise en scène.J'avoue qu'après notre périple dans le sud du Pérou et en Bolivie, je me dis que j'ai préféré voyager en Bolivie. J'y ai trouvé plus de chaleur, plus de vie et plus d’authenticité. Le Pérou est aujourd'hui largement mis en scène et effectivement n'est plus trop authentique. Je comprends mieux alors la mission de Carlos.

Notre mission a donc été beaucoup orientée vers l'accompagnement de Carlos dans ce sens : il est un vrai social business, tel que son entreprise n'a pas comme objectif de faire du profit mais d'avoir un impact social (ce qui ne l'empêche pas de faire du profit).On a essayé de remettre à plat la structure, en séparant ce qui était du réseau de logement, de l'agence et de la mission institutionnelle. On a travaillé sur ce qu'il devrait proposer comme produits pour répondre CONCRÈTEMENT à sa mission sociale et que cela ne reste pas que des belles paroles sur un site internet.Il y a beaucoup de travail, mais c'est un projet excitant et on est sûrs qu'ils vont y arriver.


Comment on voit la vie maintenant ? Comme un petit déjeuner avec Lourdes et Domitilia : copieux, simple, authentique et rempli d’amour.


Les moments cools

Serrer ma sœur et Slava dans nos bras. Vivre avec Lourdes et Domitilia. Etre heureux chaque matin de partager un petit déjeuner avec elles. Être émus dans le bus pour rejoindre le Macchu Picchu, en apercevant les premières montagnes sous les nuages. Se dire qu'on était au cœur de la civilisation incas. Bien manger, oh oui, Bien manger. Rencontrer des gens adorables à Lima et faire un peu la fête avec eux. Découvrir le Pisco, alcool emblématique de l'Amérique du Sud et en abuser (un petit peu). Traverser des plaines arides et désertiques dignes des plus beaux documentaires de national geographic. Découvrir un petit bout de la Bolivie sur notre route pour le Chili.

Les trucs nuls

Le gris, le gris, le gris. Après 6 mois de soleil en Asie, le ciel gris c’est vraiment nul. Le manque d’authenticité du Pérou et des habitants (dans les villes touristiques) pas très aimables, c’était aussi nul.

Etre beaucoup malades ce mois ci, c’était aussi ARCHI nul. On finit ce mois un peu sur les rotules car être malade cela épuise.

On parle des haut-le-cœur de vomis du jus de grenouille ?


Une anecdote

On a peu abordé ce mois une caractéristique pourtant bien présente des Péruviens ( et on a l’impression des sud américains) : Ils sont racistes et peu tolérants . On se souvient qu’aux Philippines , ils n’hésitaient pas à te dire si tu avais grossi ( « tu fais du jogging ? tu as des grosses cuisses ! »). Eh bien les péruviens sont un un peu pareils voire PIRES. Cela nous vaudra de très nombreux de moments de marrade, pendant lesquels Benoit se fait tout simplement, et tout naturellement, appeler « El Flaco » , ce qui veut dire « LE MAIGRE ». « Et toi LE MAIGRE , récupère ton sac » ou alors lors des adieux avec notre famille, Domitille qui lui dit avec la larme aux yeux : « Ciao Flaco ».

On se souvient aussi de notre soirée à la Peña ( oh la Peña la Peña festayre) ( une sorte de bar / boite de nuit avec des représentations de danses traditionnelles), où l’animateur va jusqu’à hurler dans le micro « ESTA NEGRA ESTA PERIGROSA» en parlant d’une danseuse.


Les défis

Ce mois ci on a eu des défis tout de même bien difficiles : Entre boire du jus de grenouille (j’en ai encore des hauts-le-cœur en l’écrivant) et danser une danse traditionnelle bretonne en costume péruviens, on a eu du boulot ! Globalement le Pérou vous a inspiré car on a du faire au moins 20 photos avec des lamas. Malheureusement, les lamas ayant déserté la capitale depuis des centaines d’années (on est pas en Inde ici), on a du faire la chasse aux lamas dans les campagnes .C’est même devenu notre principale activité : « aujourd’hui on doit trouver des lamas ». Pour la petite histoire, ce qui rendra les défis de photos avec des lamas encore plus difficiles, quand j’étais petite j’avais une peur bleue des lamas. La raison était simple : ma sœur (ma très chère sœur même) avait eu l’incroyable idée de me faire croire que les lamas pouvaient cracher de l’acide (comme dans l’histoire sans fin) sur 1km ! Oui, oui, 1 km ! Dès que j’apercevais un lama, je m’enfuyais en courant sans m’arrêter (car j’étais persuadée que le crachat allait me suivre comme un missile). Je dois avouer que j’ai tout de même eu des petits pincements au cœur en les approchant. Mais on a bien réussi tous nos défis !

Un autre défi très sympa (Merci Marine et François) était de trouver une brosse de toilette: figurez vous que OUI ils n’en utilisent PAS ! Cela a donc été costaud à trouver.

Un GRAND MERCI à Nadine, Soaz et les Parmeggiani, Marion, Kernou, Loulou, Nono, Maggie, Eleni, Sylvie et les Cathary, Gab Gab, Louis et les Cazenave, Marine et François, Simon et Marion.


On vous donne vite des nouvelles depuis le Chili !


Vive la vie !

#Pérou #bilan

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