Lima, c'est sympa !


Quand on racontait aux gens qu'on allait passer un petit moment à Lima, nous n’avons eu que des retours négatifs. Oui, Lima c'est gris, c'est moche , il y a de la circulation partout , les gens sont antipathiques et il n'y a rien à y faire.Après 6 mois en Asie, je peux vous dire que notre séjour à Lima a été comme une retraite à la campagne au milieu des vaches pour moi. Surtout après Manille.

Bon. J'exagère un peu. Effectivement, Lima c'est gris. Mais Lima c'est sympa !


L'Amérique latine au bord des yeux

Ce qui me rend heureuse à Lima c'est la musique. Partout. Tout le temps.

Fini les claquements insupportables asiatiques YINYINYINYANGYANG. Bonjour la mélodie qui te remue tout le corps, ni une ni deux tu es déjà en train de danser sans t'en apercevoir. Mon espagnol yaourt fait des progrès et je peux même me permettre de chanter (évidemment bien). Pourtant, le Pérou n'est pas non plus la capitale musicale de l'Amérique du Sud ; je n’imagine même pas ce que cela sera au Brésil.

Lima c'est la bonne bouffe. On se régale, matin, midi, goûter et soir. C'est peu cher, c'est varié. On y trouve les meilleurs restaurant d’Amérique du Sud et les meilleurs ceviches du monde ( du poisson cru avec du citron) ( sisi j’adore ça aussi). Leur avocat est l'avocat le plus incroyable du monde. Rien que pour cela on ne peut pas passer à côté.Je parle même pas de la boisson nationale, le pisco (une sorte de tequila), qui nous fait tourner la tête. Le pisco sour est notre breuvage préféré : pisco, citron, sucre, blanc d'œuf. On croirait boire l'incroyable Jamesonade de Soaz.

Lima ce sont aussi des quartiers coloniaux colorés qui restent bruts. J'aime bien quand c'est brut, qu'on a laissé ça tel quel, pas d’instrumentalisation, que cela se mêle à l'agitation moderne sans devenir des façades de carnaval digne de Disneyland ou de Marrakech. Lima c’est gris mais c’est aussi coloré.


Combi-Boulot-Dodo

Mine de rien on s'est créé une jolie routine. On se lève à 6h30 tous les jours, on partage une heure entière de pur bonheur autour d'un petit déjeuner avec Lourdes et Domitilia. On parle de tout et de rien, surtout de rien . Domitilia nous raconte comment il y a quelques années ils ne pouvaient pas sortir dans la rue à cause de la politique de la terreur, Lourdes rigole aux blagues de Benoit (mes blagues sont peu de fois traduites). On leur parle de Paris, de la France, de ce que l'on fera quand Lourdes viendra nous voir . Et on se régale d'avocat sur du pain français (quelle idée d'appeler un pain rond, un pain français) surplombé d'olives noires succulentes.

A 8h, on part prendre notre combi, une sorte de mini bus collectif . Il nous a fallu un certain temps pour comprendre comment cela fonctionne mais maintenant on est bien rodés, il suffit de suivre les grandes avenues . On doit avouer que c'est le pire moment de la journée, effectivement la circulation est digne de New Delhi. Il est deux fois plus rapide de marcher que de prendre un Combi , sauf que c'est tellement pollué qu'on a abdiqué à l’idée de marcher à côté des embouteillages.

A 9h, on arrive au bureau. On retrouve Zélia (encore un prénom original, tiens) que j'appellerai Celia pendant 10 jours avant qu'elle m'avoue, confuse , qu'elle s'appelle Zélia . Et on retrouve Antoine. Deux français qui travaillent avec Carlos . On a un petit bureau rien que pour nous deux . Et même un tableau Velléda pour dessiner des chats. On avale un café et HOP au boulot . C'est rigolo de travailler ensemble . On savait que c'était un challenge tellement nous sommes différents sur ce point . J'aime travailler vite et efficacement. Voir avancer les choses et atteindre un objectif. Jour par jour cela avance. Benoit aime prendre son temps, approfondir, pour donner le meilleur, quitte à abandonner le reste. Cela nous demande de l'ajustement mais on se partage un peu les taches pour éviter de rentrer dans des débats de 5h qui vont à l'encontre de ma recherche de productivité. Benoit a par exemple pas mal bossé sur les types de clients à cibler, leurs habitudes. Ou encore les circuits de distribution de l'offre de Casas del Peru. De mon côté j'ai pas mal travaillé sur la remise à plat et l'amélioration de l’offre.

A 13h c'est le meilleur moment de la journée, on va déjeuner dans un " menu". Pour 2€, tu déjeunes entrée-plat-dessert-boisson ; des plats typiquement péruviens dans des sortes de bistrots que tu trouves partout en ville.

Le soir , après une longue journée de boulot ( on travaille aussi le weekend) on essaye de profiter de Lima , de boire des piscos et dégotter des nouvelles petites adresses . Ou alors on rentre a la casa pour partager un dîner en regardant la télé novela avec notre famille .

Je continue à aller à la boxe . Ce sont encore des grands moments de rigolade car les cours sont en espagnols donc cela revient au même qu'en chinois pour moi. Je remarque très rapidement la grosse fainéantise des péruviens, qui abdiquent au bout de 2 pompes. J’ai donc le statut de la plus sportive du cours.


Une routine simple, peut être un peu trop française , mais on travaille bien et on adore vivre chez l'habitant .


Vive la vie et viva Lima !

#Pérou

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