Bilan des Philippines !


Et voilà. C’était ma dernière étape en Asie.

J’ai adoré les Philippines. Vous allez dire que je dis cela à chaque pays. Mais j’ai VRAIMENT beaucoup aimé ce pays alors que je partais avec beaucoup d’aprioris. Comme beaucoup de gens d’ailleurs.

C'est un pays absolument magnifique, un vrai bijou : de l'eau la plus claire du monde aux rizières verdoyantes, en passant par des volcans impressionnants, il y en a pour tous les gouts . Les philippins ont été le peuple que j'ai trouvé le plus acceuillant et le plus aidant de mon périple en Asie.


Ce que j’ai appris : Comment je vois la vie maintenant ?

Mon projet aux Philippines était davantage dans la découverte que dans l’action car je n’ai concrètement pas participé à grand-chose. En revanche j’ai pu constater de mes propres yeux la révolution en marche de Gawad Kalinga. Cette ONG est différente de toutes celles que j’ai rencontré jusqu’à présent. Son champ d’action est immense tout comme son impact. Peut être parce qu’elle est dirigée comme une entreprise. La première fois que j’ai lu la vision de GK (abolir la pauvreté d’ici 2024) je dois avouer que j’ai eu un petit sourire. Oui, oui, la paix dans le monde c’est très bien. Blablabla. Oui, oui, sauver les pauvres petits enfants qui meurent de faim c’est très bien et il faut faire attention à notre planète. Je ne parle même pas des pauvres petits chiens tout mignons abandonnés au bord de la route. En finir avec la pauvreté, n’est-ce pas ce que nous voulons tous ?


Ce que j’ai compris de la volonté d’en finir avec la pauvreté, c’est que celle ci n’est pas simplement économique. La pauvreté c’est aussi la pauvreté du cœur et de l’esprit. Les philippins ont perdu leur identité après des centaines d’années de colonisation. Ils ont perdu leur capacité d’entreprendre, leur leadership et leur confiance en eux. Ils se sentent pauvres et moins que rien alors que ce n’est pas le cas. Cela fait très longtemps que le pays est libre mais les séquelles resteront encore bien présentes des dizaines et des dizaines d’années. Je ne pense pas que cette situation ne concerne que les Philippines. Je pense que tous les pauvres du monde ont besoin d’être accompagnés pour arrêter d’être et de se sentir pauvres. Ce que j’écris est peut-être difficile à comprendre, mais personnellement cela me permet de comprendre énormément de choses sur l’Inde notamment. Les indiens ne sont pas TOUS forcément pauvres économiquement parlant. J’ai rencontré des familles avec des Smartphones pour tous les enfants. Pourtant, ils vivaient encore dans des bidonvilles, sous un toit en tôle au milieu des déchets et de la violence. Tout est une question d’allocation des ressources. Je suis sûre qu’avec tout l’argent investi dans l’alcool et le tabac dans les bidonvilles indiens, on pourrait construire des villas pour tous ces habitants.


J’ai rencon