Les Chinois , ces supers consommateurs !

HK Street

Il ne suffit pas de longtemps dans les rues de Hong Kong pour se rendre compte de la folle économie de la ville. A chaque coin de rue on découvre un nouveau mall (ces immenses centres commerciaux). Il y en a tellement que les rues de Hong Kong pourraient presque être totalement climatisés par l’air frais qui s’en dégage.


Mon premier jour, nous sommes allés au Victoria Peak pour avoir une vue qui surplombe la baie. Pour y arriver, il faut prendre un petit tramway. Une fois sorti du tramway, il faut marcher un peu dans le bâtiment pour rejoindre le spot. Sauf qu’à la sortie du tramway, il y a un magasin de souvenirs : 100% des chinois présents s’y arrêtent. Ils étaient tous comme des fous à se montrer les peluches ou autres babioles. Ils n’avaient même pas encore vu ce qu’il y avait à voir. Potentiellement, ils préféraient même être au magasin que profiter la vue. Je peux vous le dire : Nous sommes des pâles consommateurs à coté des chinois.


Les jours suivants, j’ai remarqué la l’omniprésence de Mc Donald dans la ville. Comme si leur stratégie était : où que le client se trouve, il DOIT trouver un Mac Donald. S’il en perd un de vue, HOP, un autre apparaît. Mais puisqu’on ne les voit pas assez , pourquoi ne pas embaucher des petites dames avec des panneaux à chaque coin de rue pour nous indiquer où les trouver ? C’est de la folie.


J’ai assez rapidement remarqué également cette chaîne de magasins un peu partout dans la ville : Chow Tai Fook. Leur stratégie de saturation est peut être 2 à 3 fois plus poussée que celle de Mc Donald, on peut en trouver quatre voire cinq ou six magasins dans une MEME rue.Vous ne connaissez pas Chow Tai Fook ? Retenez bien son nom parce que c’est le premier distributeur mondial de joaillerie. Il n’est pourtant présent qu’ en Chine (et même principalement à Hong Kong) mais réalise un chiffre d’affaires DEUX fois supérieur à son poursuivant Tiffany & Co (plus de 60 milliards de dollars) et une croissance annuelle de plus de 60%.


Quand on marche dans la rue, on se rend également très vite compte de la démocratisation du luxe ici à Hong Kong. On entre chez Hermès, Dior, Channel & Co comme on entre dans une boulangerie. Ils sont partout, sur les belles avenues, mais aussi dans les centres commerciaux, ou dans le métro. Pas besoin de faire des manières pour se positionner haut de gamme même dans la distribution (comme en Europe). Ici c’est à la chinoise, on est en met partout. Le prestige de la marque fait le reste. C’est en voyant tout cela que l’on se rend compte de la puissance de l’industrie du luxe Français ; on ne peut pas nous l’enlever, c’est un de nos plus grands atouts.


Vous avez dit une crise ?

On en entend parler depuis peu : La croissance chinoise est moins dynamique. Effectivement, après des années de croissance à deux chiffres, il était bien temps qu’elle passe à un seul chiffre. Mais de là à parler de crise, je ne crois pas.

Bien sur que les exportations stagnent tout comme les investissements, son économie se stabilise et pâtie de la baisse de la demande étrangère.Mais la consommation interne des chinois est hallucinante, c’est le plus grand marché de consommation du monde. Les revenus des ménages de la Chine sont bien plus hauts que ceux des pays émergents voisins.Les chinois ne consomment plus uniquement des biens de première nécessité, ils sont des consommateurs affamés de choses « non essentielles » et de divertissement (ce qu’on appelle les dépenses discrétionnaires). Ces dépenses la sont prévues en croissance de 6 à 7% jusqu’en 2020, ce qui est au delà du PIB.

La Chine va donc sûrement devenir de moins en moins dépendante de ses exportations et de plus en plus boostée par sa consommation interne.


Un article intéressant sur ce sujet :

http://www.mckinsey.com/insights/strategy/why_chinas_consumers_will_continue_to_surprise_the_world


Une bombe à retardement

Mais a quel prix ? Bien sûr on parle depuis des années des scandales environnementaux de la Chine, du fléau de sa production d’électricité au charbon (la moitié de la production mondiale), du nombre vertigineux de voitures, de la pollution de son industrie etc. etc.… Depuis que vous avez commencé à lire cet article (3 minutes), 7 chinois sont morts à cause de la pollution. D’ailleurs un documentaire très intéressant est sorti en ce début d’année ( Under the Dome) et cela a créé pas mal de polémique poussant le gouvernement à s’engager sur des mesures. Mais un des soucis reste aussi le traitement des tonnes incroyables de déchets.


Ce que j’ai pu commencer à comprendre de mon mois ici, c’est que c’est aussi un problème culturel. Les Chinois n’aiment pas ce qui est « vieux », on le voit bien avec leur capacité à effacer d’un coup de main leur passé. Ils détruisent les vieux quartiers historiques de Pékin pour y bâtir des buildings. Les vieux bateaux dragons traditionnels de Hong Kong ont été remplacés par des gros ferrys tout moches.

Ils n’aiment pas ce qui est vieux, ils préfèrent le neuf. Pourquoi recycler ? Pourquoi faire réparer ? La machine à laver de mon oncle et ma tante est tombée en panne. Le magasin où ils l’ont acheté est donc venu y jeter un œil. Ils n’ont même pas fait de diagnostic. Ils l’ont récupérée et changée à neuf. L’ancienne machine, quant à elle, va finir dans une décharge. Alors que potentiellement elle aurait pu être réparée. C’est le même constat pour les voitures qui s’entassent dans des décharges par millions.

Il y en a des choses à faire dans ce pays ! Mais j’imagine qu’apprendre à recycler, a réparer aux chinois sera bien difficile tant ils sont à la recherche absolue du nouveau et du neuf.


A très vite pour mon petit bilan !


Vive la vie les copains !


#hongkong

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