BILAN BIRMANIE : Vive Travel With A Mission !


Encore un mois de passé (encore une bougie d'souffler) , c'est l'heure du bilan !


Ce que j’ai appris : Comment je vois la vie maintenant ?

Que suis-je venue chercher en Birmanie ? Je dois avouer qu’initialement j’ai choisi la Birmanie pour l’aventure. C’est un pays qui me tentait depuis des années, du fait de son statut de « pays nouveau à conquérir ». En me renseignant sur le projet, j’avais été attirée par l’idée d’y faire de la sensibilisation au développement durable dans des écoles. Mais comment trouver les écoles ? J’avais donc regardé sur mon site fétiche travelwithamission.org pour voir s’il y avait déjà des contacts en Birmanie. RIEN. NADA. NIENTE. C’est alors que m’est venue l’idée d’aider TWAM à trouver des contacts pour que des futurs voyageurs puissent être volontaires et donner eux mêmes de leurs temps aux locaux.


J’ai appris des choses assez différentes de cette mission. C’était un mois très difficile.

Je n’ai pas aimé bourlinguer. J’ai adoré retrouver mon amoureux et mon copain Kris. Mais je n’ai pas aimé aller de ville en ville. Cela m’a fatigué et j’ai parfois perdu le sens de mon voyage. Je ne voulais pas faire un tour du monde de backpacker et c’est parfois ce que j’ai eu l’impression de faire pendant ce mois de Mars.L'énergie m’a alors manqué, mon enthousiasme s'est envolé, ma passion s'est éteinte. J'ai dû m’accrocher. Ce n'est pas parce qu'on réalise quelque chose qui nous tient à cœur que c'est facile, qu'on est sur un nuage chaque jour qui passe. Je ne travaille pas dans un bureau avec mon métro boulot dodo. Je fais un tour du monde en réalisant des projets. Je n'ai aucun repère culturel, temporel ni social. Je n'ai que très peu de confort pour tenir mon budget serré. Nos vies sont rythmées par nos habitudes. Qu'est ce qu'on fait quand elles disparaissent ? On est libre. Libre mais dans une énorme piscine olympique dans laquelle il faut apprendre à nager tout seul. Parfois le manque de repère devient un tourbillon qui m'absorbe et me fatigue énormément.

Ce que j’ai appris pendant ce mois était donc surtout à garder mon énergie, mon enthousiasme et me répéter : ANITYA . ANITYA. Rien ne dure. Cela va passer. J’ai mis en pratique ce que j’ai appris au Népal.


J’ai rencontré des gens très intéressants et différents pendant ce mois : de l’association pour enfants aveugles, à l’ONG de protection de l’environnement ou la fondation pour le développement de l’empowerment des jeunes. Ils m’ont tous accueilli les bras ouverts, me donnant beaucoup de leur temps