Photoreportage : HUMAN HORSES


Human Horse Rickshaw _ 1month1project

Chaque mois, afin de m’aider à me concentrer sur un seul thème photo, je vous proposerai un petit reportage photo sur un sujet !


Symbole d’un temps qui appartient à des centaines d’années en arrière, les Human Rickshaws, ou Human Horse, sont un symbole de Kolkata. C’est une des dernières villes au monde où on peut encore en croiser dans la rue.Il n’est pas difficile de les reconnaître : pieds nus, un doti autour de la taille, des mains abimées, ils sont surmontés par une armature en bois avec 2 roues, permettant de transporter des centaines de kilos. Pendant plus 18h par jour, ils déplacent des indiens mais également beaucoup de marchandises de toute sorte pesant parfois plus de 600 voir 700 kg pour gagner environ 2 euros par jour.


Human Horse Rickshaw _ 1month1project

Importé du Japon à la fin du XIXème siècle, le rickshaw (pousse pousse) est devenu un de moyen de transport privilégié dans toute l’Asie. Initialement tiré par un homme, au fil du temps, il a évolué pour se transformer en vélo tricycle ou encore un rickshaw motorisé. Les human rickshaw ont donc petit à petit disparu en Asie au cours du XXème siècle, abolis par les états eux mêmes. Ils ont pratiquement disparu en Inde, mais ils résistent à Kolkata. La ville a essayé, au nom des droits de l’homme, de les interdire à plusieurs reprises : les habitants ont toujours refusé pour plusieurs raisons. La première est qu’en tant de mousson, Kolkata peut être littéralement plongée dans les eaux : avec leurs grandes roues, ils sont alors les seuls à pouvoir se faufiler à travers les rues et le courant. Les commerces de Kolkata ont besoin d’eux.Mais surtout, les interdire cela signifierait priver de travail des milliers de porteurs. Ils vivent pour la plupart dans la rue, ils dorment sur leur rickshaw, ils n’ont rien. C’est leur seule opportunité de gagner un peu d’argent pour l’envoyer à leur famille. Les human rickshaw wallah sont presque tous originaires du BIHAR, l’état voisin, la région la plus pauvre de l’Inde. Ils migrent, depuis plus d’un siècle, par centaines de milliers à Calcutta pour chercher du travail, laissant derrière eux, femmes et enfants.